Portrait : Gakkin, la modernité du tatouage japonais

Je veux vous parler aujourd’hui d’un maître, d’un vrai. L’une de mes premières grande claque artistiques en matière de tatouage, des pièces qui ont marqué mon esprit et qui relèvent pour moi d’une certaine perfection : Gakkin.

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Ⓒ Gakkin Tattoo

Gakkin est un artiste japonais basé à Kyoto, l’autre bout du monde pour un voyage dans un style souvent apprécié des hommes virils : le traditionnel japonais.

Les carpes koi et les samouraï aux couleurs vives, les fleurs de cerisier, sont souvent détournés par les amateurs de culture japonaise sans souci de l’origine ou du sens que peut avoir le tatouage au pays du Soleil Levant. Tout comme les idéogrammes sont usés et abusés, aux risques et périls du tatoueur et du tatoué. Mais l’appropriation culturelle dans le tatouage est un tout autre sujet, qui pourra être traité en temps venu, aussi revenons à notre Gakkin.

Plus complexe que les oeuvres du traditionnel japonais, librement inspiré de la culture japonaise – de l’horreur aux estampes, en passant par l’esthétique manga – Gakkin tatoue ses oeuvres en freehand. Freehand, me demandez-vous? Car, oui, cela fait partie des spécificités et du talent de ce monsieur : il dessine ses tatouages directement sur le corps de la personne à tatouer, sans stencil.

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Le freehand permet à l’artiste de dessiner une pièce parfaitement adaptée à la morphologie du tatoué. Image Ⓒ Gakkin Tattoo

Réalisant il y a quelques années des pièces très colorées, avec de nombreux éléments végétaux – camélias, fleurs de cerisiers – dans un style proche du traditionnel japonais, Gakkin semble s’en être progressivement éloigné, et préfère aujourd’hui des aplats de noirs et un travail sur les gris.

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Ⓒ Gakkin Tattoo

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Ⓒ Gakkin Tattoo

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Ⓒ Gakkin Tattoo

La lourde influence du tatouage japonais se retrouve aisément, notamment dans ses manchettes et ses sleeves, mais la tonalité de son travail s’assombrit au fil du temps et s’enrichit de motifs géométriques, ainsi que de références gores et grotesques. Y demeurent les renards à neuf queues, les tanukis, de la faune et de la flore très proches de l’art de l’estampe.

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Ⓒ Gakkin Tattoo

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Ⓒ Gakkin Tattoo

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Ⓒ Gakkin Tattoo

D’une technique irréprochable, et toujours profondément japonais, le tatouage de Gakkin met la barre bien haut pour tous les amateurs du genre. Et le monsieur a tatoué Laura Jane Grace, y-a-t-il plus swag que cela? Je ne pense pas.

Où le trouve-t-on?
 Gakkin tatoue à Kyoto et fait également des guests à travers le monde
 Page Facebook officielle
 Galerie Flickr (anciens tatouages) / Tumblr (récents)
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