Gueule de Tatoué·e : Alexandra, se réinventer

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Des semaines maintenant que mes échanges avec Alexandra ont commencé, et je n’arrivais pas à mettre en forme l’article. Mais il était temps que je vous partage le témoignage que j’ai recueilli, au cours d’un échange d’e-mails chaleureux auquel cette adorable personne s’est prêtée sans rechigner.

À chaque fois, j’ai beaucoup de plaisir à échanger sur les vécus et expériences personnelles ; et dans le témoignage d’Alexandra, qui nous parle de ses coups de coeur et ses coups de tête , j’ai retrouvé beaucoup de similitudes avec mon propre parcours.


Le premier n’est jamais le dernier

« Mon premier tatouage a été les deux étoiles sur mon ventre, je l’ai fait à 18 ans. J’en avais envie depuis très très longtemps – environ depuis mes 14 ans. On avait trouvé une photo sur Deviantart avec une amie et j’étais tombée amoureuse.
Il ne représentait rien sur le moment, mais je lui ai trouvé une signification plus tard : ne pas oublier de vivre ses rêves. Ça allait pas mal avec le côté étoile, le fait que je le veuille depuis longtemps sans changer d’avis et le fait que je le fasse juste après ma rupture avec mon premier copain, pour lequel je me suis interdit de vivre pas mal de choses. »

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 « Le second (entre les omoplates) a été fait très rapidement, quelques mois plus tard. Je suis devenue tout de suite accro, même si j’ai souffert pour mon ventre, j’ai tout de suite su que je ne m’arrêterai pas là.
Les autres ont eu un peu plus de délai de réflexion, notamment pour ceux qui ont été fait par Dwam et Tarmasz puisque les rendez-vous sont assez longs à avoir. J’y pense beaucoup en amont, je suis tout le temps en train de me dire tiens, j’aimerai bien ça à tel endroit. Je peux changer d’avis dix mille fois ( un projet d’écureuil qui est devenu mon renard) mais quand je me décide, il faut que ça aille très vite.

Par contre, j’ai énormément souffert de la cuisse, j’ai eu mal pendant des mois après le tatouage, au point que je n’ai fait les retouches que plus d’un an après… Du coup, je n’ai toujours pas de nouveau tatouage. J’ai même arrêté d’y penser pendant plusieurs mois. Ça revient petit à petit, mais je n’arrive pas à sauter le pas. »


Des encres et des sens

 « Mes tatouages représentent tous une partie de ma vie, un événement ou quelque chose que j’aime.
Mon hirondelle est en lien avec ma mère, qui est tatouée aussi sous l’oreille mais de l’autre côté, et puis forcément prise d’envol tout ça tout ça. Mon Alea Jacta Est est bien trop personnel pour que je puisse en parler…
Mon encre correspond à mes études de libraires et à mes copains. Sur ma cuisse,même si ça ne se voit pas la montgolfière représente Disneyland/Disney World. La phrase autour parle d’elle même : ils ne savaient pas que c’était impossible alors ils l’ont fait. Elle correspond au fait qu’on [Alexandra et son petit-ami] est partis en Floride sur un coup de tête pour réaliser mon rêve de gamine, malgré des moyens financiers pas ouf, au fait de tout plaquer pour aller vivre un an à l’autre bout du monde. »

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Tourner la page

 « J’ai une spirale un peu étrange entre les omoplates, je suis en train de réfléchir à la faire recouvrir, pas parce que je la regrette mais je ne l’aime plus. C’est une double spirale avec des éclats, un peu comme un soleil, qui voulait dire pour mon moi ado : même si tu es dans la tourmente n’oublie pas qu’un jour tout ira bien. Je crois que c’est un dessin d’une copine qui me paraissait coller avec cette phrase et puis j’y suis allée sur un coup de tête. Avec le recul, j’adhère toujours à la phrase mais plus au dessin.

Je peux vivre avec ce tatouage même si je ne l’aime plus, c’est un peu facile parce que je ne le vois jamais. J’attend le feu vert de Caroline Karénine pour [le] recouvrir.
J’aurais pu faire la pièce de Caroline ailleurs, je lui ai dit que si le projet ne lui convenait pas on pourrait voir pour faire autre chose, mais c’est vrai que ses dessins iraient bien avec l’emplacement. »

Caroline Karénine - Paris / France

Coups de coeur et futurs tatouages

 « J’adore Guy le Tatooer, pas pour ses dessins types orientaux mais pour le bras qu’il a fait et qui était visible à l’exposition « Tatoueurs, Tatoués » du musée du Quai Branly. Je suis tombée amoureuse de cette femme façon 19ème et de ses cheveux en forme de bateau.
Je suis aussi sur Instagram deux artistes (mince, encore des femmes!), l’une à Auckland dont j’aimerai avoir une pièce avant de partir: elle s’appelle Lusi, elle tatoue au salon White Rabbit Ink. La seconde est Alice Carrier, elle tatoue à Portland et fait des fleurs ou du feuillage avec des couleurs un peu anciennes: j’adore ! »

Alice Carrier - Portland (OR) / Etats-Unis

MERCI À ALEXANDRA POUR SON JOLI TÉMOIGNAGE !
Si vous avez envie de parler de vos tatouages,
 de vos expériences, bonnes ou mauvaises,
 envoyez moi un message sur la page Facebook
 ou à anemailforthetattooist[at]yahoo[point]fr !
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Une réflexion sur “Gueule de Tatoué·e : Alexandra, se réinventer

  1. Image tatouage dit :

    Jolis tatouages ! j’aime bien le tatouage sur la cuisse, original. Et oui, ce qui compte c’est ce que ça représente pour nous. C’est vraiment une partie de nous, une partie de notre vie, c’est notre histoire. Et même si dans 20 ans ça va changer, ça va devenir un dessin tout ramolli, on se souviendra de ce qu’on a vécu à travers nos tatouages et on sera toujours fière !

    J'aime

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